Un week-end type pour aller rouler aux states commence souvent le jeudi car il y a toujours les essais le vendredi et les gens sont habitués à faire 16 heures de route pour arriver à l’heure. Et oui, les Etats-Unis sont très grands. Arrivé sur la piste, on commence à mettre le matériel en place et sortir les vélos. On peut toujours s’inscrire sur place le vendredi et le samedi jour même de la course. Mais pour éviter la queue qui est souvent très longue, c’est mieux de le faire par Internet via le site du NBL.
Le prix de l’inscription pour la finale NBL est de $50 par pilote, pas de remise pour cruiser+20 pouces courus. Mais par contre, les trophées sont de tailles irréelles, plus d’un mètre de haut pour les huit finalistes et des plaques pour les pilotes classés jusqu'à 40. Une bonne chose, car les pilotes peuvent courir toute l’année avec le numéro gagné.
Mais revenons au week-end, inscription en poche il faut maintenant se diriger vers un officiel qui est chargé d’inspecter les vélos. Il vérifie si tout est en bon état, la chaîne, les freins et surtout les trois mousses de protection obligatoires. Avec l’autocollant qu’il donne, une couleur par âge, on peut maintenant faire les essais contrôlés ouverts à tous les pilotes le vendredi. Il suffit de se mettre dans la bonne ligne en pré-grille, signalée par âge, pour éviter les mauvaises surprises qui peuvent arriver si les pilotes n’étaient pas séparés par niveau.
Les essais durent 4 heures le vendredi et se terminent avec les essais des élites à 18h00. Après les essais, il y a souvent une course sans but pour essayer la piste à nouveau, mais avec seulement une trentaine de races car la plupart des pilotes n’ont pas envie de se blesser avant le grand rendez-vous. Chemin maintenant vers l’hôtel et/ou restaurant pour se restaurer et se reposer avant le jour J.

Jour J, le réveil est difficile, 6h00 du matin car les essais recommencent à 7h00 pour les 14 et + et se terminent à 11h00 avec les élites.
Avant la course, il y a toujours une parade des équipes nationales avec l’hymne national américain sur les ondes. La parade aussitôt terminée, les élites sont priés de rejoindre la pré-grille, car c’est avec eux que la course commence.
A la finale NBL, on peut avoir 400 races tellement il y a du monde et ça se court toujours en un seul bloc. Il faut dire que tout pilote peut participer à ce Championnat, du fait qu’il n’y a aucune sélection, aucun quota pour y participer.
Dès qu’une race arrive en deuxième virage, l’autre est lancée, on peut avoir des fois 3 races différentes sur la piste en manches de qualification. Ca enchaîne très vite mais bon avec 400 races il faut environ 3 heures pour faire tourner tout le monde.
Imaginons 3 heures entre chaque manche, impossible de garder les jambes prêtes sauf à part de faire aussi le 20 pouces, cruiser et l’open et de rouler une fois par heure. Ouf, les manches sont passées mais avec neuf heures de courses commencées à 11h00, il est déjà temps de rentrer à l’hôtel pour la nuit. Espérons que vous ou vos bambinos ont passé leurs manches, pour rendre la soirée plus agréable, mais il faudrait vite aller au lit, car on commence à 8h00 du matin avec les huitièmes de finales et sans essais.

Deuxième jour de course et les races vont s’enchaîner de plus en plus vite, car il y a déjà beaucoup moins de pilotes.
Pour le spectacle, c’est dix fois mieux car les coureurs ont presque le même niveau et avec l’élimination directe l’enjeu est énorme.

Arrivant aux finales, les spectateurs sont debout, il n’y a pas de finales B, la journée est assez longue quand même. Après les finales, les pilotes reçoivent des tickets avec leurs places où ils peuvent retirer les trophées.
Les élites montent sur le podium et ils reçoivent des chèques avec des sommes contenant plusieurs zéros.
Avant et après, les élites finalistes jettent dans la foule, leurs gants, mousses, plaques, et le prize le plus recherché, leur maillot.

10 minutes après, les points sont finalisés et on peut retirer sa plaque gagnée pour la montrer avec fierté par la fenêtre de la voiture sur la route du retour, et l’utiliser pendant toute une année, espérant de faire mieux l’année suivante.

 
Le 08 Juillet 2005 par Gary